Innersense a fait son show : bilan du CES 2019

par Fanny | janv. 2019

Innersense était présent au CES 2019. Voici les impressions de Stéphane Mercier, son Président.
 

Comment est venue l’idée du CES ? Quels étaient vos attentes ?

 
Cela faisait déjà quelques années que nous nous posions la question d’y aller, mais de prime abord, ça n’avait pas un grand intérêt pour nous. On était sceptique de l’emballement franco-français à l’égard du CES, sachant en plus qu’Innersense fait plutôt du BtoBtoC et que le public là-bas n’est pas du tout dans notre clientèle traditionnelle (meuble et maison). D’ailleurs nous n’y sommes pas allés avec des objectifs commerciaux directs, étant donné que c’est quand même un investissement en temps et financier pour nous.

Ce qui nous a décidé cette année à sauter le pas est la prise de conscience qu’à un moment pour accroître notre visibilité, y compris en France, il était important d’être là-bas. D’autant plus au stade de maturité d’Innersense : nous travaillons maintenant avec des marques mondiales et 2018 a vu la sortie d’applications pour des entités à renommée internationale comme Roche Bobois, Stressless, Maisons du Monde, etc. Nous sommes vraiment en phase d’internationalisation notamment marquée par la création de la filiale américaine au second trimestre 2018.
 

Aviez-vous choisi de présenter une innovation en particulier ?

 
L’objectif était aussi de profiter de l’événement pour communiquer sur notre dernière innovation technologique SwapUp sur laquelle nous travaillons depuis plusieurs années. Il s’agit d’une techno permettant « d’effacer virtuellement » un aménagement déjà existant (une cuisine par exemple). C’est encore un prototype, pas encore un produit mais ça viendra prochainement. Nous croyons que ça peut vraiment transformer la réalité augmentée pour l’aménagement des espaces. C’est une innovation qui est attendue par nos clients et qui place Innersense en pointe sur la réalité augmentée pour l’aménagement des espaces.

La région Occitanie proposait un accompagnement mené par AD’OCC pour les entreprises du territoire. Super boulot en amont et sur place. Avec la French Tech et la région nous étions très bien placés, ce qu’on n’aurait pas pu obtenir si on avait fait la démarche seul.
 

Comment s’est passé l’événement en lui-même ?

 
Très intense d’autant plus qu’on était en mode découverte et avec une équipe réduite. Il y avait un trafic gigantesque et très international notamment américain et asiatique. C’était assez impressionnant ! Quatre jours pendant lesquels on a été très sollicités par la tenue du stand la journée et en off par divers événements tôt le matin ou le soir organisés par La French Tech, BPI, la Région etc.
On ressent aussi la pression de la ville et de cette foule gigantesque qui vit sur place pendant quelques jours : c’est épuisant !
 

 

Quel bilan pour Innersense ?

 
Rétrospectivement on a eu beaucoup de contacts, tant côté français qu’américain, dont certains vraiment très intéressants avec lesquels on n’aurait pas pu échanger si on n’était pas allé au CES. C’était bénéfique et on en tire un bilan très positif, d’autant plus que maintenant nous sommes prêts pour le marché US. Bien sûr, comme pour tous les salons, ce ne sont « que » des contacts qu’il va falloir travailler dans les mois à venir.
 

Et côté veille technologique ?

 
Côté veille on a pu voir beaucoup de hardware autour de la réalité augmentée. Même si ce n’est pas encore mature, on voit que ça bouge. Il faudra encore sûrement quelques années avant d’avoir les cas d’usages grand public qui nous intéressent chez Innersense.
Côté logiciel, peu de nouveauté de notre point de vue, si ce n’est qu’il y a aujourd’hui des résultats sympas dans la beauty tech. Sinon pas grand-chose de très nouveau en tous cas dans le secteur qui nous intéresse.
 

Vous pensez à une seconde édition pour Innersense ?

 
Effectivement, ne serait-ce que pour l’exposition que cet événement permet d’avoir, il y a de fortes chances qu’on décide d’y retourner l’année prochaine !